Good morning england.

Good morning england.
C'est une folie sans fièvre, un délire serein. Un dégoût de la vie sans désir de mort. Un "à quoi bon?" sans révolte, un dépit sans colère, un repli sur soi qui n'en veut à personne.
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# Posté le mardi 26 mai 2009 14:56

"La perspective certaine de la mort pourrait meler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d'insoucience mais ,âmes bizarres d'apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie tout entière" Nietzsche

"La perspective certaine de la mort pourrait meler à la vie une goutte délicieuse et parfumée d'insoucience mais ,âmes bizarres d'apothicaires, vous avez fait de cette goutte un poison infect, qui rend répugnante la vie tout entière" Nietzsche
C'est pas que je boive quand je pleure
Mais c'est plutôt que je pleure peu
C'est pas que j'arrête d'avoir peur
Mais quand je bois je me sens mieux

C'est pas que je ris quand j'ai bu
C'est pas que j'aime vivre ainsi
Mais ça m'aide depuis qu'il y a plus
Grand chose de tripant dans ma vie

C'était une jolie fille en fleur
Avec un sourire joyeux
A vous mettre la bouche en c½ur
A vous briser le c½ur en deux
C'est pas que je sente que je suis pas bien
Mais c'est plutôt que je comprends plus rien

C'est pas que j'ai des potes plein les bistrots
Mais c'est plutôt que je parle trop
C'est pas que j'ai plus que son souvenir
C'est pas que j'ai plus rien que j'espère
Mais je pars jamais sans finir
Le peu qu'il reste dans mon verre

C'était une jolie fille en fleur
Avec un sourire joyeux
A vous mettre la bouche en c½ur
A vous briser le c½ur en deux
C'est pas que je confonde ma peine
Avec les gueules avinées
Alcoolo à la petite semaine
Je garderai pas le coude levé
C'est pas que j'ai plus d'horizons
Mais c'est plutôt que je refuse
De prendre les mauvaises raisons
Pour la meilleure des excuses

C'était une jolie fille en fleur
# Posté le vendredi 17 avril 2009 03:03

Volo - C'est pas tout ça.

Glauque. Du grec glaukos qui signifie vert pale. Mais en langage argotique (source wiki) se dit de ce qui est pénible, sinistre, ce qui inspire un sentiment désagréable, un malaise, provoqué par un aspect trouble.
" Ma bien aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me parait aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé. C'est mon pays pourtant, je l'ai connu... Il va falloir le reconnaitre, réapprendre à y respirer, à y faire mon travail d'homme au milieu des hommes. En serai-je capable?" Je crois que le moment le plus difficile a été de savoir qu'il avait tourné la page bien avant que je glisse timidement ma main dans la sienne dans la file d'attente de la cantine, qu'il serre ma main alors qu'il était déjà si loin. Avec son autre destinée... Et puis il y a vous qui vous êtes séparés. J'ai pris vos peines pour gonfler la mienne. La femme de ta vie qui est partie. Et cette blessure qui quoiqu'on dise ne partira pas, elle aura toujours un gout différent des autres, comme toutes les premières fois. Et j'ai beau te dire que la roue tourne mon ami, et tu as beau faire semblant d'y croire pour apaiser l'horreur que j'ai de vous voir souffrir, nous n'y croyons pas. Oh ma belle, ma chérie, je ne viendrai pas demain. J'ai tellement besoin de vous mais je ne veux pas vous voir. Je suis si nostalgique de nos années lycées que j'ai le coeur transpercé de vous retrouver et de vous perdre à nouveau. Tout m'échappe, vous glissez tous entre mes doigts, et j'ai beau essayer de les refermer, ils se réouvrent de plus belle. Ma chère maman... Que fuis-tu? Le vide qu'on a laissé en partant? C'est pour ça que même lorsqu'on revient tu es absente... J'ai l'impression de perdre tous les gens que j'aime parce que j'ai pas la force de supporter la distance. Et putain, Natacha, qu'est-ce que t'es allée foutre là-bas? On était pas bien toi et moi ici, à se taper des fous rires pour rien, à s'engueuler pour rien, pour finir par nous réconcilier. Personne ne remplacera jamais les moments que j'ai avec toi. Ma meilleure amie, ma chérie, ma confidente, ma méchante, mon petit moi bis mais en différent, je t'aime, tu me manques tant. Et toi aussi je t'ai aimé, mais tu ne voulais pas de mon amour. Que voulez vous que je fasse bordel de merde de toutes ces choses que je veux donner mais qui sont obligées de rester cloitrer dans cette minable enveloppe de graisse et de cellulite? Je vais devenir folle. Je deviens folle. Et puis il y a toi que j'ai aimé, et tu m'aimais encore plus. On s'entendait si bien. Tellement bien que je te voulais tous les jours, à chaque instant. Inspirer l'air que tu venais d'expirer, mettre du fluo partout dans ma chambre comme on l'avait si bien fait sur la porte. T'étais un putain de pote comme on les compte sur le bout des doigts. Puis j'ai aperçu un bout d'herbe. Toi, ma belle prairie, tu devenais si lointaine que s'en était un rêve et j'ai pris mon petit bout d'herbe pour y faire une sieste. J'ai voulu en faire une immense prairie. Mais ce n'était qu'un petit bout d'herbe. Vingt ans, l'âge où on bouffe la vie à pleine dents. Je me suis jamais sentie aussi vide, frustrée et totalement désemparée qu'aujourd'hui. "Je ne suis pas un adolescent romanesque. Je ne suis pas une brute congestionnée gouvernée par son estomac et par son sexe. Je suis raisonnablement raisonnable, sentimental et sensuel, et capable de maitriser mes émotions et mes instincts. J'ai pu rapidement supporter la vision de ta vie la plus intime, j'ai pu supporter de voir cette brute se coucher sur toi et entrer dans les merveilles de ton corps. Ce qui m'a bouleversé, c'est ce que j'ai lu sur ton visage. Tu aurais pu ne pas tuer cet homme. Il t'avait dit qu'il te conduirait dehors. Peut-être mentait-il, mais ce n'est pas pour assurer ta fuite que tu l'as tué, c'est parce qu'il était dans ton ventre et que tu ne pouvais le supporter. Tu l'as tué par amour pour Païkan. Amour. Ce mot, que la Traductrice utilise parce qu'elle ne trouve pas l'équivalent du vôtre, n'existe pas dans votre langue. Depuis que je t'ai vu vivre auprès de Païkan, j'ai compris que c'était un mot insuffisant. Nous disons "je l'aime", nous le disons de la femme, mais aussi du fruit que nous mangeons, de la cravate que nous avons choisie, et la femme le dit de son rouge à lèvres. Elle dit de son amant :" Il est à moi". Tu dis le contraire :" Je suis à Païkan", et Païkan dit " Je suis à Eléa". Tu es à lui, tu es une partie de lui-même. Parviendrai-je jamais à t'en détacher? J'essaie de t'intéresser à notre monde, je t'ai fait entendre du Mozart et du Bach, je t'ai montré des photos de Paris, de New York, de Brasilia, je t'ai parlé de l'histoire des hommes, de celles du moins que nous connaissons et qui est notre passé, si bref à côté de la durée immense de ton sommeil. En vain. Tu écoutes, tu regardes, mais rien ne t'intéresse. Tu es derrière un mur. Tu ne touches pas notre temps. Ton passé t'a suivie dans le conscient et le subconscient de ta mémoire. Tu ne penses qu'à y replonger, à le retrouver, à le revivre. Le présent pour toi, c'est lui."

# Posté le mercredi 15 avril 2009 16:32
Modifié le vendredi 17 avril 2009 02:49

En toute simplicité.

En toute simplicité.
Et j'ai l'image de vos dos qui apparait lorsque je ferme les yeux, de mes lèvres qui effleurent vos peaux suintantes, chaudes, dégueulasses.
# Posté le samedi 11 avril 2009 16:03

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"Talking, laughing,loving, funing, breathing, fighting, fucking, crying, drinking, writing, winning, losing, kissing, dreaming. This is the way. It's the way that we live. It's the way that we live and love."

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# Posté le mercredi 18 février 2009 11:33
Modifié le dimanche 01 mars 2009 03:49